Le blues haïtien de Leyla McCalla

Sorti en 2016, le deuxième album de Leyla McCalla A Day for the Hunter, A Day for the Prey fait résonner l’histoire de ses deux pays, Haïti et les Etats-Unis.

Née à New York de parents immigrés haïtiens, Leyla McCalla grandit dans une banlieue du New Jersey et passe une partie de son adolescence à Accra au Ghana. C’est en 2010 en emménageant à La Nouvelle-Orléans qu’elle ressent une nouvelle connexion avec ses racines haïtiennes.

Leyla McCalla : « Les titres qui composent A Day for the Hunter, A Day for the Prey (littéralement « Un jour pour le chasseur, un jour pour la proie ») sont directement inspirés de mon expérience personnelle de fille d’immigrants haïtiens et de ma vie en Louisiane. Mon identité haïtienne est très forte mais mon « américanéité » est tout aussi indéniable. À différentes périodes de ma vie, ce chevauchement d’identités a créé en moi un conflit déstabilisant. Quand j’ai quitté New York pour m’installer en Louisiane, j’ai trouvé quelques échos de mon héritage culturel dans les rues de La Nouvelle-Orléans : des noms familiers sur les pierres tombales, les parades de fanfares dans les rues, les haricots rouges et le riz (entre autres !). J’y ai également trouvé une culture très riche que je pourrais faire mienne et, à travers mes origines, j’ai ressenti une connexion très forte avec la musique et la culture louisianaises. »

Multi-instrumentiste elle joue du violoncelle, du banjo ténor et de la guitare. Elle écrit et chante en anglais, en français et en créole haïtien. Profondément influencée par les traditions créoles, cajun et haïtienne, mais aussi par le folk et le jazz américain, sa musique est à la fois singulière, élégante, expressive et spirituelle. La musique de Leyla McCalla explore trois siècles d’histoire, tout en restant étonnamment légère et actuelle.

Leyla McCalla

A Day for the Hunter, A Day for the Prey

2016, Jazz Village

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