Daymé Arocena : esprits de Cuba

Elevée dans le culte de la Santeria et nourrie dès son plus jeune âge aux standards jazz, Daymé Arocena c’est Cuba plein soleil.

Native du quartier Diez de Octubre à La Havane, Daymé Arocena grandit entourée de musique. Entre un père amateur de jazz, l’apprentissage de plusieurs instruments et les leçons de chant à l’école, la jeune cubaine passe ses premières années à apprendre, écouter et chanter. Sa formation très éclectique la conduit de la rumba aux grandes chanteuses de jazz en passant par les chants de la Santeria, une religion qui tient une grande place dans sa vie.

Chef de chœur à l’école, elle cumule les groupes depuis l’âge de huit ans : D’Senitos, le big band Los Primos, le groupe féminin Alami et le quintette de jazz Sursum Corda. Remarquée une première fois par la saxophoniste canadienne Jane Bunnett, de passage à Cuba, Daymé Arocena trouve un mentor en la personne de François Renié, coproducteur de la série d’albums Havana Cultura, qui lui présente le DJ anglais Gilles Peterson, accessoirement patron du label Brownswood Recordings.

Un accord est rapidement trouvé entre les deux hommes qui font enregistrer la chanteuse sur la compilation Havana Cultura Mix : The Soundclash (où son titre, « U Knew Before », est remixé par le DJ et producteur russe Raumskaya) et son premier EP, The Havana Cultura Sessions, en 2014. La jeune femme, toujours vêtue de blanc, enchaîne avec un premier album enregistré à Londres en quelques jours. Chanté en espagnol, en yoruba et en anglais, Nueva Era, paru en juin 2015, allie les différentes influences de la chanteuse, âgée de seulement vingt-deux ans.

Dans ce clip « Eleggua » Daymé Arocena rend hommage à une divinité importante du panthéon de la Santeria, un Orisha qui détient les clefs du destin.

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